Faire son contrôle technique, remplir un constat, prêter sa voiture, récupérer ses points, conduire un véhicule 9 places, conduire après 60 ans... Saint-Christophe vous donne les clés de la prévention routière pour faire face à toutes les situations en toute sécurité. 


Médicaments et conduite : quels risques ?

« La sécurité sur la route commence sur votre table de nuit », dit le slogan de la campagne lancée fin mars par la Sécurité Routière, la Direction générale de la Santé et l’Ordre national des pharmaciens. Objectif : prévenir les automobilistes des dangers de la conduite associée aux médicaments.

Médicaments et risque d’accident sur la route

En  France 3,4 % des accidents mortels sur la route sont liés à une prise de médicaments, anxiolytiques et somnifères en tête (benzodiazépines comme les Témesta, Lexomil, Tranxène…). Or ces médicaments sont consommés par plus de 11 millions de personnes.

Des traitements contre la douleur, l’allergie que l’on pourrait croire inoffensifs sont également en cause. Somnolence, réflexes ralentis, altération de la capacité de jugement, les effets secondaires des médicaments sont nombreux qui peuvent multiplier le risque d’accident.

Des pictogrammes sur les boîtes de médicaments


Relayée par les pharmaciens, la campagne de prévention sur les risques potentiels des médicaments pour la conduite est symbolisée par trois pictogrammes de couleur jaune, orange et rouge apposés sur les boîtes des médicaments pouvant présenter des risques pour la conduite.

  • Niveau 1 « Soyez prudent » ne remet pas en cause la possibilité de prendre le volant, mais incite le patient à s’informer en consultant la notice du médicament.
     
  • Niveau 2 « Soyez très prudent » vous invite à consulter un professionnel de santé. Son avis peut remettre en cause la capacité du conducteur à prendre la route.
     
  • Niveau 3 « Attention, danger : ne pas conduire » parle de lui-même. Ici pas question de conduire pendant toute la durée de prise du médicament.

Cet élément de vigilance est à prendre en compte afin de se protéger soi-même, ainsi que les autres automobilistes et passagers.

Etes-vous concerné ?

Retrouvez la liste des 1000 médicaments et produits recensés par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) présentant des risques pour la conduite automobile

 

 

Le contrôle technique : pour quoi faire ?

Mesure de prévention routière, le contrôle technique est obligatoire et permet de vérifier l'état de santé de votre véhicule. 116 points techniques liés à la sécurité et au respect de l'environnement sont vérifiés par un contrôleur sans démonter votre véhicule : freins, direction, échappements… Si l’état de votre véhicule n’est pas satisfaisant, vous avez 2 mois pour faire réparer ou remplacer les éléments signalés.

En cas de défaut du contrôle technique, vous vous exposez à une amende de 135 euros et à une confiscation de votre carte grise.

 

Où et quand faire son contrôle technique ?

Quand faire un contrôle technique ?

Le premier contrôle technique doit être réalisé dans les six mois précédant le quatrième anniversaire de la mise en circulation de votre véhicule. Il est valable deux ans et doit être réalisé à nouveau avant l’expiration de ce délai.

Pratique : Saint-Christophe adresse systématiquement à ses sociétaires un courrier de rappel au moment du 1er contrôle technique.

  • Si vous vendez un véhicule de plus de 4 ans, le contrôle technique doit dater de moins de six mois.
  • Si vous êtes propriétaire d’un utilitaire, un contrôle complémentaire pollution est obligatoire. Il doit être réalisé entre le dixième et le douzième mois suivant chaque contrôle technique.

Où faire un contrôle technique ?

Il peut être effectué dans n'importe quel centre de contrôle agréé en France. Dans le cadre de l’engagement « sécurité routière » de Saint-Christophe, vous bénéficiez de 15 % de réduction sur vos contrôles techniques auprès des centres AUTOSUR en présentant votre carte verte MSC Auto. Pour connaître le centre AUTOSUR le plus proche et prendre rendez-vous, appelez le 0800 55 56 57.

 

Remplir un constat amiable : quelques conseils

Le constat européen d’accident, aussi appelé constat amiable, facilite le règlement d’un sinistre automobile impliquant plusieurs véhicules. Ce document est rempli par les deux parties en présence pour décrire le sinistre. Il est fait pour permettre aux assureurs de déterminer les responsabilités.

Le constat doit être rempli par les deux parties sur le lieu de l’accident. Conseil prévention : il est recommandé de ne pas rester sur la chaussée.

Conseils pratiques

  • En cas de désaccord, trouvez des témoins de la scène et mentionnez leurs coordonnées sur le constat.
  • N’écrivez jamais au dos du constat.
  • Vérifiez les informations (identité, assurance, plaque d’immatriculation, permis) de l’autre conducteur.
  • Signez bien les deux exemplaires après avoir relu attentivement et vérifiez que l’autre conducteur en fait autant.
  • Renvoyez votre exemplaire dans les cinq jours à votre assureur, après en avoir fait une copie.

Point de prévention routière : pour éviter une cause de stress supplémentaire après l’accident, pré-remplissez un constat et laissez-le dans votre voiture avec un stylo pour être toujours prêt !

Constat électronique

Vous pouvez remplir un constat électronique depuis le 1er décembre 2014. L’application est disponible sur Google Play et sur l’Apple Store.

 

Prêter sa voiture en toute sécurité

Quand on prête sa voiture, il convient de vérifier en amont que le conducteur est couvert… Prêter votre véhicule sans clause de prêt de volant dans votre contrat peut vous exposer à une majoration de franchise en cas de sinistre. Cette clause permet de prêter son véhicule occasionnellement dans un cadre d’usage privé. Les conditions de prêt varient selon les assureurs et les contrats.

Les principales clauses de prêt de volant sont les suivantes :

  • autorisation sans restriction, ni majoration de franchise en cas d’accident ou de panne ;
  • autorisation avec une majoration de franchise en cas d’accident, notamment pour les jeunes conducteurs (titulaires du permis depuis moins de trois ans) ;
  • autorisation sauf pour les jeunes conducteurs ;
  • interdiction sauf aux conducteurs désignés et mentionnés sur le contrat.

N’hésitez pas à parler prévention routière avec ceux à qui vous prêtez votre véhicule et assurez-vous qu’ils ont le permis. Quelques rappels de sécurité ne font jamais de mal !

 

Prévention routière, tous les âges sont concernés

Il n’y a pas d’âge pour arrêter de prendre le volant. Mais conduire demande une concentration, une vigilance et une réactivité importantes.

Passé un certain âge, les réflexes et la résistance physique ne sont plus les mêmes, la vue et l’audition ont tendance à baisser, la prise de médicaments peut engendrer des états de somnolence. Chacun doit adapter son comportement à ses capacités pour apprécier l’expérience de conduite en toute sécurité.

Il est conseillé d’éviter les situations sources de stress et de fatigue comme :

  • la conduite de nuit ;
  • les grands départs en vacances ;
  • les conditions météorologiques difficiles (neige, fortes pluies, canicule…) ;
  • les longs trajets.

Changer de véhicule peut faciliter la conduite quand celle-ci devient contraignante : direction assistée, boîte de vitesses automatique, régulateur de vitesse…

Enfin, il est toujours utile de se tenir au courant des évolutions du code de la route et des nouvelles réglementations. N’hésitez pas à suivre des formations ou des stages de remise à niveau

 

Stages de récupération de points et de prévention

Le permis à points a été instauré en 1992 dans une démarche de prévention des accidents de la route et de responsabilisation des conducteurs. Le retrait de points fait suite à une infraction ou un délit (barème des infractions). Attention, si votre quota de points atteint zéro, il vous faudra repasser le permis. Pourquoi attendre qu’il soit trop tard ?

Une fois par an, vous pouvez faire un stage de sensibilisation et récupérer jusqu’à 4 points.

La participation au stage peut être :

  • volontaire ;
  • obligatoire pour les conducteurs novices ayant perdu 3 points ou plus (récupération dans la limite des 6 du permis probatoire) ;
  • imposée par un juge comme alternative au retrait de permis ou à une amende lourde (pas de récupération de points dans ce cas).

Le prix d’un stage peut être prohibitif. Saint-Christophe prend en charge un stage de récupération volontaire une fois par an et par assuré dans le cadre de ses contrats d’assurance Auto. À concurrence de 200 euros et à condition que votre quota de points soit égal ou supérieur à 6 points (4 points pour les conducteurs novices).

 

Conduire en France avec un permis non européen, c’est possible

Titulaire d’un permis délivré dans un pays extérieur à l'espace économique européen (EEE), vous pouvez conduire en France à certaines conditions, selon votre situation.

Si vous êtes en France pour un court séjour, vous pouvez conduire sans formalité particulière avec un permis non-européen accompagné d’une traduction officielle ou avec un permis international.

Si vous vous installez en France, vous devez échanger votre permis de conduire contre un permis français dans un délai d’un an maximum après la date de début de validité de votre titre de séjour.

Si vous êtes étudiant en France, vous pouvez conduire avec un permis non-européen pendant toute la durée de vos études.

Dans tous les cas, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • avoir plus de 18 ans (âge légal pour conduire en France) ;
  • être titulaire d’un permis valide dans le pays de délivrance ;
  • avoir obtenu votre permis dans un pays dans lequel vous résidiez de manière habituelle ;
  • ne pas avoir été interdit de droit de conduite (ni en France, ni dans le pays de délivrance) ;
  • avoir un permis rédigé en français ou disposer d’une traduction certifiée ;
  • avoir obtenu votre permis avant l’obtention de votre titre de séjour ;
  • respecter les mentions médicales signalées sur votre permis (port de lunettes par exemple).

Si vous êtes Français et avez passé votre permis à l’étranger lors d’une expatriation, vous pouvez demander la conversion de votre permis en permis français à la préfecture de police dans l’année suivant votre retour.

 

Bien organiser une sortie en minibus

Vous utilisez un minibus ou un véhicule 9 places : connaissez-vous les principes de sécurité et de prévention routière qui régissent ce mode de transport ?

Pour le transport de 9 personnes en minibus (y compris le conducteur), la législation applicable est celle du transport en voitures particulières et non celle des transports en commun.

Le conducteur doit être titulaire du permis B.

Il appartient à l'organisateur ou à son représentant de faire respecter les règles de sécurité par les passagers (port de la ceinture, comportement, montée et descente…). Comme pour tout véhicule privé, assurez-vous du bon état du véhicule, de son entretien et vérifiez toujours les dates de validité du contrat d'assurance.

Enfin, le véhicule doit contenir certains équipements nécessaires à la sécurité des passagers :

  • un gilet de sécurité fluorescent homologué par personne transportée (avec un marquage CE). Dans certains pays européens le nombre de gilets obligatoires est différent, il convient donc de se renseigner avant le départ,
  • un triangle de signalisation de danger homologué (avec un marquage E 27 R). Ce triangle doit être placé à une distance de 30 mètres au moins du véhicule ou de l'obstacle à signaler.
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