12 / 10 2016

[Interview] Philippine Dolbeau, créatrice de New School

Philippine Dolbeau, la créatrice du cahier d’appel électronique, revient sur son projet et son expérience suite à sa participation au G20 des entrepreneurs en Chine.

Comment cette idée de cahier d’appel électronique automatisé vous est-elle venue ?
New School est née d'un fait divers : un enfant de 9 ans endormi, donc oublié dans un car lors d'une sortie scolaire. C'est en septembre 2014 que je me suis inspirée de ce triste incident pour en tirer mon cas de mini-entreprise à créer dans le cadre de notre cours d'économie.

Est-elle bien accueillie par le milieu éducatif et scolaire ?
Cette application reçoit un très bon accueil, notamment de la part des professeurs. Suite aux parutions médias, une vingtaine de chefs d’établissement m'ont également contacté pour bénéficier de New School. Les moins enthousiastes sont certains élèves craignant le "flicage".

Depuis votre première télé en janvier 2016, vous avez parcouru du chemin ; comment s'est passée votre participation auG20 des entrepreneurs à Pékin ?
En effet, je reviens de Pékin, c'est incroyable ! Être une jeune fille de 17 ans représentant l’entrepreneuriat français parmi 20 délégations et 400 autres entrepreneurs constitue une fierté et une opportunité.
Combien de rencontres, d'échanges m'ont permis de faire connaître mon application et mieux appréhender les voies possibles de son essor (adaptation à des systèmes culturels et éducatifs différents...). Pékin, disent certains hommes d'affaire français, c'est le nouveau rêve.... chinois !
Mais avant les marchés étrangers, mon but est de concrétiser et de réussir l'aventure New School en France, voire en Belgique, ou aux États-UnIs, où des contacts se sont déjà spontanément noués.

Quelles sont les prochaines étapes pour New School ?
Après quelques déboires techniques liés à des badges fonctionnant mal, le lancement a eu lieu le 27 septembre dernier. Notre plan commercial est basé sur un mailing vidéo prouvant l'intérêt de l'application, suivis d'appels téléphoniques de relance.
La cible des rectorats et académies est à l'étude.
Nous veillerons très vite à la prise en compte des retours d'expérience pour les versions futures de New School.
Autre projet : l'extension à des utilisations sœurs ; cartes d'entrée et de sortie des élèves, cartes de cantine...
Des relations avec des structures auxquelles adosser le développement de New School se tissent également progressivement : l’aide du Réseau Entreprendre Yvelines, les instances publiques...

Quels arguments mettre le plus en avant selon vous pour convaincre les établissements scolaires d’utiliser votre application ?
L'atout majeur de cette innovation est le gain de temps en dizaines d'heures dégagées, pour les professeurs, à exercer leur noble mission d'éducation et de pédagogie. C'est aussi une avancée importante, je crois, en termes de sécurité pour les enfants.

C'est plutôt simple ou compliqué de développer un projet en France en 2016 selon votre expérience ?
C'est un peu les deux à la fois, mais j'y suis engagée ! Je dois, il est vrai, faire face à certaines jalousies et méchancetés ; je connais aujourd'hui mes vrais amis !
On gagne en maturité avec un tel projet, mais sans sacrifier sa jeunesse ou sa vie. J'ai l'impression de mener un chemin qui me plaît, de plein accord avec mes racines, ma grand-mère et ma mère étaient enseignantes...

Souhaitez-vous vous exprimer au sujet du partenariat avec Saint-Christophe assurances ?
Sans la Mutuelle, je ne serais pas allée au G20 ; cette aventure nous rapproche et nous permet de nous exposer ensemble, autour de thèmes positifs comme la jeunesse active, l'éducation. La rosace orange Saint-Christophe assurances a été vue en Chine et lors des nombreuses interviews que j'ai le plaisir d'accorder à beaucoup de médias, je n'hésite pas à parler de ce partenariat heureux.

 

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